banner ad

L’instruction en famille : les musulmans suspectés de dérives sectaires au Sénat ?

| 19 septembre 2016 | 9 commentaires

secte

On a besoin de votre aide.

La grande majorité d’entre vous scolarise ses enfants à l’école publique. Certains d’entre vous scolarisent leurs enfants dans une école privée (confessionnelle ou pas). Pour une très petite minorité d’entre vous, vos enfants suivent des cours par correspondance. Et enfin pour une infime partie d’entre vous, vous pratiquez l’Homeschooling (instruction en famille sans cours par correspondance) ou encore plus rarement l’Unschooling (les apprentissages informels, autonomes et auto-gérés par l’enfant). Dans tous les cas, tant que l’enfant progresse, est équilibré émotionnellement et socialement, la loi protège le choix que les parents prennent pour leurs enfants mineurs. Sauf que…

Compte rendu de la commission spéciale « égalité et citoyenneté »

Cela fait quelques mois que familles et associations se mobilisent face à l’article 14bis du projet de loi « égalité et citoyenneté ». Ce dernier vise notamment :

  • Au renforcement des contrôles de l’enseignement dispensé aux enfants instruits dans les familles
  • A la soumission de l’ouverture d’établissements privés d’enseignement scolaire hors contrat à une autorisation préalable.

Relire cet article de juin 2016 : Vidéo de l’adoption de l’amendement 852, et CP de l’association LEDA #IEF

A l’issue des discussions au Sénat il y a quelques jours relatives au projet de loi égalité et citoyenneté, l’amendement n° COM-196 est retiré, l’amendement n° COM-354 est adopté, les amendements numéros COM-204, COM-6 et COM-418 deviennent sans objet, et l’article 14 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission. Voici un résumé des échanges de cette commission –très– spéciale ;

M. Jean-Claude Lenoir introduit ainsi : « Le projet de loi Égalité et citoyenneté tente d’apporter une réponse aux racines sociétales de la vague d’attentats islamistes qui touche la France, et notamment à ce que le Premier ministre Manuel Valls a qualifié « d’apartheid des banlieues ». Ses trois titres recouvrent trois objectifs principaux : encourager l’engagement citoyen des jeunes et les accompagner vers l’autonomie, notamment en créant une réserve civique et en renforçant le service civique ; utiliser le logement social pour favoriser la mixité et la cohésion, au besoin de façon plus autoritaire et étatique ; et lutter contre les discriminations.« 

La partie qui nous intéresse le plus ici est l’article 14bis (relire : Non à l’article 14bis du projet de loi « Egalité et citoyenneté » #IEF et le tableau réalisé par LED’A pour démontrer le décalage disproportionné entre la réalité et les projets du gouvernement : Cliquer ici).

En bref… M. Jean-Claude Carle rappelle que face aux dérives sectaires, il existe déjà un arsenal juridique, et ce depuis le texte porté par Ségolène Royal en 1998, dont il était rapporteur. Il rappelle aussi la Liberté constitutionnelle qu’est la Liberté d’instruction et dit : « Nous ne disposons pas de chiffres exacts. Avant de toucher au délicat problème du libre choix des parents, obtenons une vision réelle de la situation et dialoguons avec les familles. Il faut d’abord mettre en place une mission d’information.« 

Mme Françoise Gatel, rapporteur, rappelle aussi qu’il s’agit d’une Liberté constitutionnelle, et parle d’une augmentation des non sco’, de 13 000 enfants en 2007 à 25 000 en 2014 (sans détail, nous en reparlerons plus bas), énumère ensuite les différents motifs entrainant cette décision, mais parle aussi et surtout de l’absence de contrôle de certaines familles du fait de l’éducation national : « L’éducation nationale doit améliorer ses procédures, se rendre sur place et éviter que les contrôles ne se déroulent dans une tension insupportable, par la faute des familles certes mais aussi d’inspecteurs très hostiles à priori.« 

Puis arrive le discours de Mme Marie-Noëlle Lienemann, professeur de l’éducation nationale, ayant un discours que beaucoup pourrait trouver stigmatisant et déconnecté de la réalité. Elle commence ainsi : « Le Gouvernement et le rapporteur ne vont pas assez loin« . Puis je ne lis que ces mots : sectes – école obligatoire – dérogations – contrôle – quartiers – pseudo-imams – pseudo-enseignement coranique – services de renseignement – lutter – dérives – problème – mère analphabète – combat – radicalisation – prison – laïque – religion – mainmise – groupes salafistes.

Mme Evelyne Yonnet rejoint une partie des propos de Marie-Noëlle Lienemann avec ces mots : laïque – religion – contrôlée – valeurs – République – problème – Seine-Saint-Denis – UNE école…

M. Jacques-Bernard Magner dit ensuite : « Il faut rester pragmatique. La commission d’enquête mise en place après les attentats ayant beaucoup mis en cause l’école, le projet de loi durcit le contrôle sur l’éducation dispensée dans les foyers.« 

Puis ça continue jusqu’à la fin de la discussion de cet article : attentats – sectes – religions – « on ne peut pas laisser 25 000 enfants faire ce que leurs parents veulent » – problématique – phénomène sociétal – « Il est impératif d’offrir une forme d’indépendance intellectuelle aux enfants » – au delà des clivages politiques traditionnels – contrôles – problème – phénomènes sectaires – renforcer les contrôles – « L’école de la République est la seule solution. » – Mureaux – Trappes – ligne de Crête – clivages politiques – incontrôlables…

Mme Françoise Gatel, rapporteur, reprend : « Le texte proposé par le Gouvernement met en avant le dévoiement de la liberté de l’instruction, qui est garantie par la Constitution. Constitutionnellement, on ne peut pas rendre l’école obligatoire. J’ai pris soin d’entendre les familles, dont les avis sont divers. Certaines d’entre elles, y compris parmi les plus démunies, retirent leurs enfants de l’école car ils y sont en échec ; d’autres, qui n’ont pas les pieds sur terre, tiennent des raisonnements différents. » Ca commençait bien, jusqu’aux parents qui sont dans les nuages !

Et enfin, florilège de Mme Marie-Noëlle Lienemann : « la Constitution offre plusieurs pistes. La sauvegarde de l’intégrité de l’enfant doit être garantie. Qu’on inverse la charge de la preuve ! Que ce soit aux familles de garantir les conditions de l’instruction à tout moment éviterait de dépenser des sommes folles pour vérifier que l’enfant ne soit pas dans un appartement avec un imam. Ne pas agir dès aujourd’hui, c’est nous retrouver demain face à une bombe à retardement terrible. J’ajoute que l’on n’a pas peur de transformer la Constitution dans des domaines bien plus inquiétants pour la France.« 

A votre santé ! Vous avez ici l’intégralité des discussions, il faut descendre jusqu’à l’article 14bis : Cliquer ici.

Et voici le texte de loi sur le site du Sénat : Cliquer ici.

Combien sont-ils ces enfants non sco’ ?

Selon les estimations, l’instruction en famille concerneraient entre 20 000 et 50 000 enfants en France, selon la définition même de l’IEF, ce que l’on y intègre, et les sources que l’on choisit. L’éducation nationale parle de 25 000 jeunes instruits à domicile, représentant 0,09% des enfants français de 6 à 16 ans (concernés par l’obligation d’instruction). Si les enfants atteints de handicap sont comptabilisés dans ces effectifs, ils représentent déjà une très grande part. Focus…

La politique volontariste mis en place par le gouvernement pour permettre l’inclusion des élèves atteints de handicap en milieu ordinaire aurait permis de scolariser 50% d’élèves aujourd’hui de plus qu’en 2005. Il ne nous échappe pas malgré tout le désarroi de milliers de famille n’ayant pas de solution à chaque rentrée. En 2014, c’était entre 10 000 et 15 000 enfants atteints de handicap qui ne pouvaient rejoindre les bancs de l’école. D’après l’ImazPress dans son article du 3 septembre 2016 (à lire par ici), seulement 25% des enfants handicapés en France auraient le privilège d’être scolarisés. Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, déplorait dans un rapport publié début 2015, le fait qu’en France « environ 20 000 de ces enfants demeurent sans solution de scolarisation ». Cela réduit les chiffres, ils deviennent même incompréhensibles.

Pourquoi je vous parle des enfants atteints de handicap ? Hey bien parce qu’ils auraient bien le droit d’envier ces enfants non sco, après qui court l’éducation nationale, et pour qui le gouvernement paye des inspecteurs d’académie, des pédagogues, des psychologues scolaires, des assistantes sociales aussi, des fonctionnaires missionnés par les mairies pour le contrôle à caractère social, des secrétaires pour gérer les courriers, et lorsqu’il y a des affaires amenées au Tribunal je n’en parle même pas… Combien coûte un enfant non sco’ à l’état ? Moins il paraît qu’un enfant sco. La scolarité coûterait 4 970 euros par an pour un élève scolarisé en préélémentaire, et jusqu’à 13 880 euros par an pour un étudiant de classe préparatoire aux grandes écoles (C.P.G.E.). Depuis des années je me pose la question : pourquoi ne pas mettre ces ressources de l’état au service de ses familles désemparées ? Les non sco’ ayant fait un choix de vie assumée et responsable ne devraient pas être un problème central, ni être plus important que les non sco’ n’ayant pas fait le choix de l’être, souffrant financièrement et socialement.

D’après de petits calculs que j’avais fait dans l’article cité ci-dessous, les non sco’ (hors enfants atteints de handicap n’ayant pas fait le choix de la non sco’) représenteraient 0,004% d’enfants en France, issus de familles ayant choisi un mode d’instruction spécifique, pour des raisons principalement sociale et philosophique. Et nous n’avons pas parlé des familles itinérantes, des familles françaises vivant à l’étranger, des familles dont les déplacements professionnels du père ou de la mère ne permettent pas une stabilité géographique, nous n’avons pas parlé non plus des enfants malades, des enfants ayant une pratique sportive ou artistique à mi-temps voire plus etc…

Relire : Ce qui va changer pour les familles non sco’ en 2017

Nos enfants ne nous appartiennent pas

Les enfants n’appartiennent pas à leur parent. C’est bien ce qu’affirmait Georges Fenech, président de la MIVILUDES (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) en 2011, et au Sénat le 30 Octobre 2012 au cours de son audition dans le cadre d’une autre commission d’enquête sur les sectes et la santé : « J’entends bien que nous devons respecter la liberté d’éducation des parents. Encore faut-il rappeler que les parents ne sont pas propriétaires de leurs enfants, qui ont des droits propres ! Les pouvoirs publics doivent s’immiscer dans cette relation intrafamiliale. » (Rapport de l’audition complète par ici). C’est aussi les mots de Laurence Rossignol, le 5 avril 2013 sur le plateau de « Ce soir ou jamais » sur France 2, alors qu’elle était sénatrice de l’Oise (vidéo par ici).

C’est une phrase qui ne me choque pas dans un contexte positif. En effet les enfants ne sont pas nos objets, ils ont des besoins, des émotions, et nous parents en tenons compte absolument. Il n’est pas question de reporter sur eux une phobie ou des peurs qui ne leur appartiennent pas, il n’est pas question non plus de leur faire vivre nos rêves, mais bien d’instaurer un cadre, en tant que responsables légaux, pour qu’ils grandissent de façon équilibrée, qu’ils deviennent autonomes, honnêtes, justes, généreux et compatissants. Ce qui nous dérange ce n’est pas tant le fait de nous rappeler que nos enfants ne nous appartiennent pas, mais bien ce qu’ils veulent dire ou faire dans le contexte de leurs discussions autour de la laïcité, et de la liberté d’instruction. Il est légitime de s’interroger sur cela, qu’attend donc le gouvernement (ou du moins celles et ceux le représentant) lorsqu’il dit vouloir que nos enfants soient de bons citoyens ? Qu’est ce qu’un citoyen ?

Rappel : Outre les droits et les devoirs civiques, en France, les Droits du citoyen, sont codifiés dans certains articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. (vidéo par ici)

Relire : La République n’aime pas l’école à la maison, la MIVILUDES prétexte…

Les sectes et l’instruction en famille

En 1998, la loi 98-1165 (par ici), propulsée par la Miviludes, est votée pour « renforcer le contrôle de l’obligation scolaire ». Cette loi vise à mettre en place une déclaration annuelle auprès du maire et de l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, ainsi qu’un contrôle annuel de la part de l’éducation nationale depuis 1999.

La circulaire de 1999 de Ségolène Royal, ministre de l’éducation nationale à l’époque, donne aux inspecteurs le cadre idéologique des contrôles annuels. Intrusion au sein des foyers, pour “libérer la parole de l’enfant”. Devant l’Assemblée Nationale, Ségolène Royal décrit en 1998, les parents pratiquant l’IEF comme étant la source de l’obscurantisme, de l’enfermement et de maltraitances subies par les enfants dans les communautés sectaires.  Aucun chiffre, aucune preuve avancée. La Miviludes & Consorts divulgue alors des informations concernant la secte Tabitha’s, et cela suffit à justifier les accusations de Mme Royal.

Mais le souci, c’est que la secte Tabitha’s (communauté aussi connue sous le nom d’« Ordre apostolique », « Douze tribus » ou « Ruben and Brothers » qui fait partie du mouvement fondamentaliste américain, Communauté du royaume du Nord-Est des frères de Plymouth, dont les membres affirment suivre strictement la Bible) est toujours active. C’est à dire que la seule (?) secte pratiquant « l’instruction en famille » depuis 1998 n’aurait pas été stoppée par la Miviludes ?

Un lien entre terrorisme et IEF ?

Qui sont donc ces jeunes terroristes qui ont fait frémir la France et le monde en 2015 ? Quel est leur parcours ? Etaient-ils des non sco ? Etaient-ils vraiment musulmans ? Est-ce la mosquée, leurs parents qui sont responsables de leur radicalisation ? Et cet homme, ce fou, qui cet été a décidé d’emporter des vies gratuitement, de la façon la plus lâche ? Etait-ce un homme de foi ? Etait-ce un homme instruit avec amour par sa mère ou par son père ?

Nous savons aujourd’hui, grâce aux articles, aux biographies publiées que tous ces hommes n’étaient pas stables, et majoritairement non issus de cellules familiales équilibrées. Qu’ils avaient un passif (parfois lourd) avec les forces de l’ordre, et que leur vie est loin d’être celle que vivent les enfants non sco’, en vadrouille dans les musées, au parc avec les copains, avec maman ou papa autour d’une leçon de sciences, ou au judo pour apprendre les notions d’amitiés, et de respect. Non, ces terroristes ne sont pas des enfants ayant été au catéchisme, ou à la mosquée le mercredi après-midi. Bien sûr, n’importe quel enfant peut être manipulé, détourné de son chemin de vie, même si éduqué convenablement. Mais ce n’est pas l’école qui peut prévenir et éviter cette radicalisation. Et si tous les hommes ayant été à l’école ne sont pas de potentiels terroristes, tous les terroristes qui ont sévit sur notre sol ont bien été à l’école.

Aujourd’hui, la proposition de loi d’Eric Ciotti N°3704 déposée le 27 avril 2016 souhaitant non seulement restreindre l’ouverture des écoles hors contrats, mais aussi la possibilité d’instruire ses enfants à la maison en mettant en place des dérogations, semble renaître de ses cendres en la voix de Mme Marie-Noëlle Lienemann. Ce sont les dérives « religieuses » qui semblaient déjà justifier cette proposition de loi. En effet, il était clairement question de « risques de radicalisation religieuse » pour expliquer qu’afin d’exercer l’IEF, il faille une autorisation. Les menaces du prosélytisme, et du communautarisme sont également mentionnées dans une situation d’état d’urgence en France. Les familles devraient donc, si cette loi ou une semblable venait à être votée, demander une dérogation pour pratiquer l’instruction en famille, et se la verrait accordée seulement dans les cas suivants :

  • l’exigence de soins médicaux ;
  • une situation de handicap en attente de scolarisation dans un établissement médico-social ;
  • des activités sportives ou artistiques ;
  • des parents itinérants ;
  • l’éloignement géographique d’un établissement scolaire.

Cette proposition de loi d’Eric Ciotti a été renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement. Pour suivre l’avancée de cette proposition de loi (non retirée) cliquez ici.

L’avenir de l’instruction en famille

De nombreux textes ont été proposés, pesés, discutés ces dernières années, visant à limiter voire supprimer l’instruction en famille en France. Jusqu’à présent, la Liberté d’instruction, Liberté constitutionnelle, a été plus forte et préservée, même si pour les familles ayant opté pour les apprentissages informels et autonomes, il existe un vrai bras de fer et de nombreuses procédures, dont les conclusions au Tribunal sont la majorité du temps en faveur des familles. Cet article 14bis va changer cela.

Que dire de plus ? Le raccourci est si facile. La perche est si longue pour suspecter les familles musulmanes non sco’ de dérives sectaires, de communautarisme… Comment déconstruire ces préjugés et cette stigmatisation extraordinaires ? Les terroristes ne sont ni musulmans, ni d’anciens « non sco ». Mais le jeu de Daesh est intelligent puisqu’il parvient malgré tout à décrédibiliser les familles musulmanes, et à diviser les français sur tout un tas de sujet aussi superficiels que ridicules. Les héritiers de la pensée communiste anticléricalisme qui existait au début du 20ème siècle face à la pensée socialiste républicaine qu’incarnait Aristide Briand (et grâce auquel la loi d’apaisement sur la laïcité de 1905 a été votée) sont en train depuis plusieurs années de reprendre l’avantage.

Un cadre légal existant qu’il suffirait de respecter

Pour rappel cependant, les parents ayant opté pour l’IEF (Instruction En Famille) sont suivis par l’Education Nationale. Des contrôles à caractère social et pédagogique existaient afin d’évaluer le climat dans les familles et pouvoir signaler les « anomalies », les manquements, et afin de s’assurer que l’enfant progresse, jusqu’à ce qu’il atteigne le tronc commun « comme ses camarades » à l’âge de 16 ans. « Comme ses camarades » avec des guillemets puisque nous le savons, l’école française lutte aujourd’hui contre l’illettrisme à l’école, et nombre d’enfants issus de l’école publique n’ont absolument pas acquis le tronc commun exigé à 16 ans par l’Education Nationale. C’est une autre question, qui nécessiterait un autre article, on le sait, l’école française a grand besoin de revoir son système et ses priorités.

Cependant ces contrôles au sein des familles non sco’ sont là encore critiqués, jugés trop restreints, se limitant à s’assurer que l’enfant vit dans un cadre favorisant son instruction, et apprécier uniquement l’acquisition et la transmission des savoirs.

Et maintenant que faire ? Ce sera l’objet d’un prochain article +++

Tags: , , , , , , ,

Category: IEF

Oumzaza

A propos de l'auteur ()

Dans le désordre fondatrice d'Oumzaza.fr, rédactrice pour différents sites, bénévole chez Lallab.org, auteure du livre "Pour une éducation responsable", maman instructrice #IEF, et présidente des Zalphabus organisant des sorties et ateliers en Île de France pour les enfants dès 3 ans !

Commentaires (9)

Trackback URL | Flux RSS des commentaires

  1. 1
    makimura says:

    Je viens de lire avec grand intérêt ton article concernant l’avenir de l’ief. Comme tu dois le savoir je ne pouvais pas ne rien dire ! Cette menace de renforcement planait sur le monde ief depuis de très très longues années. Lorsque j’ai commencé l’ief, il y a une dizaine d’années, les mamans en parlaient déjà. Mais oui aujourd’hui, nous avons passé un cap grave…Et inquiétant ! je bouillonne depuis le mois de juin, où les associations ief ont été simplement conviés afin d’être informés des différentes mesures qui seront prises ! Dictature ! Inacceptable ! Bien entendu, ce n’est pas surprenant…Les politiques attendaient le bon moment. Qui plus est le nombre d’enfants instruits en famille ne fait qu’augmenter ! Ainsi au lieu, de se remettre en question quant à leurs écoles, non on va tenter de limiter cette « fuite » de cerveaux frais et non robotisés.
    J’ai envie de dire c’est maintenant que les musulmans, car oui nous sommes en première ligne dans cette histoire, doivent véritablement SE BOUGER ! Adhérer aux associations, appeler, prendre rendez vous avec les sénateurs, se faire connaitre afin que cela ne se termine pas, par une interdiction de l’ief. Ne restons pas cantonnées entre nous ! C’est certainement la chose qu’il ne faut pas faire. Cela suffit aussi de voir débarquer des mamans en ief qui ne savent pas ses droits et qui attendent que l’académie, la mairie leur tombent dessus pour aller se renseigner ! Soyons, intelligents, méthodiques ! non, je ne suis pas dure, je suis réaliste. Internet regorge de site, sites associations permettant d’aiguiller les familles. Arrêtons de nous dire ‘je vais faire ce qu’ils me demandent, même si c’est illégal, comme je serai tranquille » faux ! c’est bien là une posture dangereuse car cela va leur donner le champ libre quant à leurs pratiques illégales, et demanderons d’avantage.
    Oui il est important qu’un article ‘que faire » soit encore diffusé à grande échelle, car il faut vraiment que les mamans musulmanes se rendent compte de l’enjeu.
    Du coup, j’attends ton prochain article pour continuer mon analyse lol (oui depuis juin je peux te dire que je cogite à fond les ballons !)

  2. 2
    FABRE says:

    Pendant des années,M.Fenech alors Président de la Miviludes,invité sur tous les plateaux de télé où personne n’a jamais eu le courage de lui apporter la contradiction,a affirmé que 60 000 enfants seraient en danger dans des « sectes ».
    Des fonctionnaires de cinq ministères concernés entendus en 2006 devant la commission parlementaire sur les enfants dans les « sectes »,ont tous donné des chiffres insignifiants bien loin des dizaines de milliers annoncés par M.Fenech » !
    Lors de la présentation du rapport final, M. Fenech avait annoncé
    près de 80 000 enfants en danger dans les sectes, alors que les auditions lors de cette commission d’enquête n’ont permis de répertorier que seulement 8 cas suspects. »
    https://www.youtube.com/watch?v=G3uRtlZIPm0

    Pendant que M.Fenech,Président de la Miviludes,désignait des mouvements pacifiques à la vindicte populaire,les propagandistes de l’EI recrutaient des jeunes paumés qui ont fréquenté l’école de la République !
    Mme Marie-Noëlle Lienemann et ses amis du Sénat ou de l’Assemblée nationale feraient mieux de balayer devant la porte de l’école de la République !

  3. 3
    Oum Ibrahim says:

    Salam aleykoum wa rahmatoulah, barak Allah fiki pour cet article. C’est malheureux de voir que les résultats des études ne soient pas utilisées à bon escient par le gouvernement.

  4. 4
    blois says:

    Critiquer l ‘ instruction en famille , pourquoi pas , mais faire fonctionner correctement l ‘ éducation nationale , c ‘est plus difficile , voire impossible.
    Vive l ‘instruction en famille et les écoles privées.

  5. 5
    paris says:

    Avec l ‘instruction en famille les enfants évitent les malfaisances de l ‘ éducation nationale :

    http://www.vigi-gender.fr/category/infos-terrain

  6. 6
    paris says:

    Suite aux propos du Pape concernant les livres scolaires faisant l ‘apologie du genre j ‘ indique ci-dessous un lien à un opuscule édité par le principal syndicat d ‘enseignants. Ce n ‘est donc pas un texte du ministère mais cet opuscule donne une idée de ce qui est propagé par l ‘ éducation nationale, au niveau maternelle et primaire.
    Ce texte est long mais la lecture des seuls titres permet d ‘avoir une idée précise du contenu. A partir de la page 50 , les fiches pédagogiques sont à lire.

    https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&ved=0ahUKEwjR-_-BoL_PAhUCWz4KHd3lCpwQFggtMAI&url=http%3A%2F%2Fwww.snuipp.fr%2FIMG%2Fpdf%2Fdocument_telechargeable-2013-30-05.pdf&usg=AFQjCNE1QsP0rGeInBkxrLhRtE_jPNAZYw

  7. 7
    paris says:

    Vigi-Gender vient de publier des pages de manuels scolaires qui , à mon sens , prêtent à confusion

    ( il faut cliquer sur chaque page pour pouvoir la lire )

    http://www.vigi-gender.fr/pages-manuels-genre

  8. 8
    blois says:

    Je me permets de vous transmettre ci-dessous un article du Figaro titré :

    « L’enseignement coûte 35 milliards d’euros de plus dans le public que dans le privé » ( rapporté au coût moyen par élève )

    http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/10/12/29002-20161012ARTFIG00004-l-enseignement-coute-35-milliards-d-euros-de-plus-dans-le-public-que-dans-le-prive.php

    Quant à l ‘ école en famille elle est sans incidence sur les finances publiques.

Laisser un commentaire

Pin It on Pinterest

Partagez !

Partagez ça sur vos réseaux !